Nos étoiles contraires
20.8.14Nathan 16,90€ 330 pages Résumé: Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l...
20.8.14
Nathan
16,90€
330 pages

Résumé:
Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
Mon avis:

Je m'attendais a être bouleversée... Et pourtant
Que se soit sur Goodreads, livraddict ou même la blogosphère les avis sont majoritairement dithyrambiques alors forcément soit çà donne envie ou soit çà donne peur. Dans mon cas çà donne peur, mais qui n'essaie pas ne peut pas savoir, alors j'ai essayé et j'avais raison d'avoir peur.
J'avais une boîte de mouchoirs à côté de moi au cas où, mais je n'en ai pas eu besoin et non je ne suis pas insensible, je pleure facilement devant un film ou en lisant un livre (normalement) mais pas là. Si j'ai eu du mal pendant un moment à identifier la source du problème, je peux maintenant mettre le doigt sur ce qui m'a gênée et vous expliquez clairement mon ressenti, enfin je crois...
J'ai longtemps repoussé cette lecture de part son sujet. Il touche forcément, qui n'a pas été touché de près ou de loin par le cancer, ma famille en a fait les frais, c'est le mal du siècle comme on dit. Alors aborder ce sujet dans un roman young adult c'est un pari osé, que John Green a relevé. Et pour çà je dirais même plutôt bien, dans la manière d'aborder la maladie, vivre avec le cancer c'est le combattre et se battre contre soi-même. On sens qu'il a fait de nombreuses recherches pour comprendre les sentiments des malades et peaufiner son sujet. Je trouve cela relativement bien fait et avec une touche d'espoir.
Mais il y a un "mais", en lisant "Qui es-tu Alaska?" j'avais déjà remarqué ce fait, et çà se confirme aujourd'hui, je n'aime pas l'écriture de John Green. Je la trouve hachée, trop directe sans liaisons directes entre les phrases. Et il part parfois dans de ces délires avec ses personnages que je n'ai rien compris, je suis restée sur le quai. Il les fait parler comme des adultes mais se sont encore des adolescents! Et les métaphores çà va cinq minutes mais bon en faire des tonnes, non merci...
Deuxième point, les personnages. Entre Hazel et Augustus je préfère, Isaac. Lui seul à un vocabulaire de son âge! C'est fou pour les deux autres j'ai l'impression qu'ils ont déjà tout vu tout vécu et franchement je ne me suis pas attachée à un seul des deux, voir quand même peut-être Hazel vers la fin, mais sans plus. Je suis d'accord la littérature développe l'esprit mais des fois c'est un dialogue de philosophe! J'apprécie néanmoins leur vision de la maladie (Cf le point que j'ai aimé) pour le reste je suis restée de marbre. Et quand je parle du reste, je parle de la romance. Je n'ai pas ressenti l'alchimie romantique entre ces deux personnages, les papillons dans le ventre ou les sourires niais. J'ai quand même enfin compris la signification des okay? okay que je vois partout, certaines citations sont classes mais je n'ai ni ri , ni pleuré comme je m'y attendais. En réalité la chose qui m'a le plus ému est la relation de Hazel avec ses parents, notamment son père que j'ai trouvé très touchant.
Voilà, je reste sur ma faim et l'impression d'être totalement passée à côté de l'engouement pour ce roman. Il y a parfois des romans pour lesquels on passe complètement à côté, pour certains c'est "si je reste", pour moi c'est "nos étoiles contraires".
Le +
L'espoir vis à vis de la maladie
Le -
L'écriture et je n'ai pas été touchée comme je m'y attendais
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"_ Augustus, ai-je répété, ne sachant quoi dire d'autre. J'avais l'impression que tout en moi s'élevait, l'impression de baigné dans la joie curieusement douloureuse, mais je ne pouvais pas lui dire la même chose. Je n'ai rien dit. Je l'ai regardé et il m'a regardée puis il a hoché la tête, les lèvres pincées , avant de se détourner et de poser sa tête contre le hublot"


